Influenzanet is a system to monitor the activity of influenza-like-illness (ILI) with the aid of volunteers via the internet

http://www.influenzanet.eu/

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Developing the framework for an epidemic forecast infrastructure.
http://www.epiwork.eu/

The Seventh Framework Programme (FP7) bundles all research-related EU initiatives.

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Participating countries and volunteers:

The Netherlands 0
Belgium 0
Portugal 1478
Italy 5018
Great Britain 0
Sweden 3559
Germany 0
Austria 0
Switzerland 1539
France 6274
Spain 1041
Ireland 246
Denmark 3199
InfluenzaNet is a system to monitor the activity of influenza-like-illness (ILI) with the aid of volunteers via the internet. It has been operational in The Netherlands and Belgium (since 2003), Portugal (since 2005) and Italy (since 2008), and the current objective is to implement InfluenzaNet in more European countries.

In contrast with the traditional system of sentinel networks of mainly primary care physicians coordinated by the European Influenza Surveillance Scheme (EISS), InfluenzaNet obtains its data directly from the population. This creates a fast and flexible monitoring system whose uniformity allows for direct comparison of ILI rates between countries.

Any resident of a country where InfluenzaNet is implemented can participate by completing an online application form, which contains various medical, geographic and behavioural questions. Participants are reminded weekly to report any symptoms they have experienced since their last visit. The incidence of ILI is determined on the basis of a uniform case definition.

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Le saviez-vous ?

1. A propos de la grippe

Quand l'agent infectieux responsable de la grippe a-t-il été identifié ?

D'où provient le mot grippe ?

D'où provient le mot influenza ?

2. A propos des infections respiratoires en général

Pourquoi tousse-t-on ?

Pourquoi a-t-on le nez qui coule ou le nez bouché ?

Pourquoi peut-on parfois ressentir le besoin de se moucher lorsque l'on passe du froid au chaud ou inversement ?

Pourquoi éternue-t-on ?

Pourquoi certaines personnes éternuent-elles en regardant une lumière vive ?

3. Prévention

Comment éternuer sans contaminer son entourage ?

Comment utiliser efficacement les solutions hydro-alcooliques ?

4. Sciences et histoire

Qu’est ce que l’épidémiologie ?

Connaissez-vous le John Snow original ?

Pourquoi la grippe espagnole s'appelle-t-elle ainsi ?

Depuis quand pouvons-nous nous moucher dans des mouchoirs en papier jetables ?

5. Langage

Comment éternue-t-on dans les autres langues ?

Que dit-on à quelqu'un qui éternue, dans les autres langues ?

Pourquoi est-il d’usage de ponctuer un éternuement par un « à vos souhaits » ?

D'où provient l'expression avoir un chat dans la gorge ?

D'où provient l'expression avoir un rhume carabiné ?

D'où provient l'expression prendre quelqu'un ou quelque chose en grippe ?

6. Vie pratique

Comment s'empêcher d'éternuer ?

Comment réagir si vous cassez un thermomètre à mercure ?

1. A propos de la grippe

Quand l'agent infectieux responsable de la grippe a-t-il été identifié ?

Jusque dans les années 1930, la grippe était faussement attribuée à une bactérie, à l’époque appelée bacille de Pfeiffer (Haemophilus influenzae). L’origine virale de la maladie ne fut confirmée qu’en 1931, par Richard E. Shope, chez le porc. Peu de temps après, le virus Influenza A fut isolé chez l’homme par Wilson Smith et ses collègues, chercheurs à Londres.

D'où provient le mot grippe ?

Le mot grippe viendrait de l’allemand greifen qui signifie saisir. La langue française a donc retenu l’aspect clinique de la maladie pour la nommer, les malades étant « saisis brutalement » par la grippe.

Au quinzième et seizième siècle, la grippe était appelée coqueluchetac, horiondando. Au dix-huitième siècle, Louis XV baptisa la maladie folette. A cette époque, la maladie était également nommée baraquette, petite postepetit courrier… Le terme de grippe, apparu en 1743, s’imposa dans les années 1830.

D’où provient le mot influenza ?

La grippe est parfois appelée influenza, et est due au virus Myxovirus influenzae.

Le mot influenza, d’origine latine (influentia, signifiant « influence »), est utilisé en Italie depuis au moins 1504. Il désigne à l’époque les maladies de façon générale, signifiant « influence » et faisant référence aux causes supposées des maladies : de mauvaises influences astrales. Quand les connaissances médicales évoluèrent, le mot fut modifié en influenza del freddo, qui signifiait « sous l’influence du froid ». Le mot influenza fut pour la première fois utilisé pour désigner la grippe en Angleterre, lors de l’épidémie de 1743, qui commença en Italie. En anglais, influenzafut ensuite abrégé en flu, qui est le terme actuel pour désigner la grippe dans le langage courant. Dans le milieu scientifique les anglophones utilisent toujours le terme influenza. Les italiens et portugais utilisent également le mot influenza.

En français, le mot influenza est peu utilisé, et la grippe a au cours du temps été désignée par de multiples noms : céphalite, quintecatarrhe fébrilefièvre catarrhalecatarrhe suffocantcatarrhe épidémiquefièvre suffocativecéphalée contagieusefièvre pestilentiellefièvre rheumatique...

2. A propos des infections respiratoires en général

Pourquoi tousse-t-on ?

La toux est un mécanisme de défense, qui permet d’éliminer des bronches les sécrétions ou les corps étranger, et de faciliter la respiration. La toux peut-être consécutive à une mauvaise déglutition, peut être liée à une maladie respiratoire aigüe (rhume, grippe…) ou chronique (asthme, allergie, broncho-pneumopathie chronique obstructive…), ou à la prise de certains médicaments. Elle peut également être aggravée ou déclenchée par certains facteurs environnementaux tels que la pollution, la fumée de cigarette ou une atmosphère sèche.

La toux se déroule en plusieurs étapes :

-          Une inspiration profonde ;

-          Un blocage de l’air inspiré au niveau du larynx, par une fermeture volontaire de la glotte ;

-          Une augmentation de la pression intra-thoracique par contraction des muscles respiratoires ;

-          Une expiration rapide et bruyante par une ouverture brutale de la glotte. L’air est expulsé à grande vitesse (à plusieurs centaines de km/h), entraînant avec lui les éléments éventuellement présents dans les voies respiratoires (sécrétions, corps étranger).

On distingue deux types de toux : la « toux sèche » et la « toux grasse » (accompagnée d’expectorations). Le traitement des deux types de toux est différent, il est donc important de consulter un professionnel de la santé et de ne pas prendre de sirop contre la toux en automédication.

Pourquoi a-t-on le nez qui coule ou le nez bouché ?

En temps normal, l’air passe librement dans le nez. Il arrive cependant que les muqueuses du nez soient agressées par des éléments extérieurs (irritants comme la fumée ou les poussières, microbes, allergènes, etc.). Le premier recours est l’évacuation par le biais de l’éternuement. Si cela s’avère inefficace, la muqueuse réagit en sécrétant du mucus pour boucher l’avancée de ces éléments étrangers et protéger l’organisme. Dans le cas d’une attaque par un virus (rhume) ou une bactérie qui tentent de pénétrer dans le corps par le nez, la muqueuse réagit en faisant appel aux défenses immunitaires de notre organisme. Les vaisseaux sanguins vont alors se dilater et libérer des globules blancs qui « digèreront » les microbes. Le même principe est appliqué lorsqu’il s’agit d’un allergène, comme les pollens.

Un nez bouché est donc bouché parce que la muqueuse gonfle sous l’effet de la dilatation des vaisseaux.

Cette dilatation des vaisseaux sanguins explique aussi que le nez coule : le liquide qui coule du nez contient des globules blancs et des anticorps destinés à lutter contre les particules agressives. A vos mouchoirs… !

Pourquoi peut-on parfois ressentir le besoin de se moucher lorsque l'on passe du froid au chaud ou inversement ?

En plus de la fonction de filtration de l’air, le nez sert également à réchauffer et à humidifier l’air inspiré. La muqueuse nasale est naturellement humide et sécrète du mucus pour maintenir cette humidité. Ainsi, l’air qui entre dans nos poumons contient de l’eau. A l’expiration, nous rejetons de l’air chaud et saturé en eau également. Dans un milieu froid, comme c’est le cas actuellement, cet air perd vite sa saturation en eau à cause de l’écart de température, et le surplus d’eau se retrouve alors dans le nez. C’est pour cela que vous pouvez ressentir le besoin de vous moucher lorsque vous passez d’un milieu froid à un milieu chaud ou inversement !

Pourquoi éternue-t-on ?

L’éternuement est une réponse à une sensation désagréable de picotement qui vous prend subitement dans les narines. Ce mécanisme est un système de défense mis au point par notre organisme, pour éjecter les diverses particules pouvant empêcher le bon fonctionnement de la respiration dans les voies aériennes comme la bouche ou les narines qui sont des lieux de passage de l’air vers les poumons. L’éternuement peut atteindre jusqu’à 200 km/heure. 

Ecrit par les élèves de 3ème Rouge du Collège Pascal Paoli à Corte participant au concours GrippeNet.fr dans les écoles.

Pourquoi certaines personnes éternuent-elles en regardant une lumière vive ?

Les éternuements peuvent être liés à une rhinite (inflammation de la muqueuse nasale) allergique ou infectieuse, ou tout simplement au fait d’avoir respiré dans une atmosphère poussiéreuse. Chez certaines personnes, le simple fait de regarder une lumière vive peut déclencher un éternuement. 

Ce phénomène, qui concerne 18 à 35% de la population, est appelé réflexe photo-sternutatoire. L’explication physiologique en est encore incertaine, mais il pourrait s’agir d’une anomalie du nerf trijumeau, le nerf crânien responsable notamment de la sensibilité de la face, des dents, de la cavité nasale et des sinus para-nasaux, et qui est impliqué dans le phénomène d’éternuement. Il s’agit d’un trait génétique à transmission autosomique dominante, c’est-à-dire qu’un enfant a au moins 50% de chances de l’avoir si un de ses parents l’a, et au moins 75% si les deux l’ont.

La première référence à ce phénomène date probablement d’Aristote, dans Problèmes (livre XXXIII). Le réflexe photo-sternutatoire peut être dangereux chez les pilotes d’hélicoptères et d’avions de chasse, une étude a donc été faite par l’armée américaine pour savoir si l’utilisation de lunettes spécifiques (filtrant certaines longueurs d’onde) pouvait prévenir ce réflexe. Résultat : cela ne semble pas être le cas, le réflexe étant déclenché par une variation d’intensité de la lumière, et non par une longueur d’onde spécifique.

Rassurez-vous, au volant de votre voiture, une paire de lunette de soleil permet le plus souvent de prévenir ce réflexe.

3. Prévention

Comment éternuer sans contaminer son entourage ?

Les éternuements peuvent être liés à une rhinite (inflammation de la muqueuse nasale) allergique ou infectieuse, ou tout simplement au fait d’avoir respiré dans une atmosphère poussiéreuse.

Lorsque vous éternuez ou toussez, une multitude de fines gouttelettes sont projetées, qui peuvent si vous êtes malade contenir plusieurs millions de particules virales. Comment éviter alors de contaminer son entourage ?

Pendant de nombreuses années, les enfants ont appris à mettre la main devant leur bouche avant d’éternuer ou de tousser, de façon à ne pas contaminer leur entourage. L’inconvénient de cette méthode est que les virus se retrouvent présents en abondance sur les mains, et vont être déposés sur les objets touchés : poignées de porte, de métro, robinets de lavabo… 

Pour éviter cela, trois solutions s’offrent à vous :

  • Vous laver les mains ou les désinfecter avec une solution hydro-alcoolique après chaque quinte de toux ou éternuement ;
  • Eternuer ou tousser dans un mouchoir jetable puis le jeter dans une poubelle fermée ;
  • Appliquer l’un des gestes barrières préconisés par l’Institut national de prévention et d'éducation pour la santé : éternuer ou tousser dans votre manche, le pli de votre coude ou le haut de votre bras.

Comment utiliser efficacement les solutions hydro-alcooliques ?

Parmi les « gestes barrières » recommandés pour se protéger contre la grippe et la gastro-entérite, figure en bonne place le lavage fréquent des mains. Il n’est cependant pas toujours possible de trouver de l’eau et du savon pour se laver les mains, dans les lieux publics ou transports en commun par exemple… Les solutions hydro-alcooliques sont alors un précieux allié.

Les solutions hydro-alcooliques ont tout d’abord été utilisées aux Etats-Unis, après la deuxième guerre mondiale. Elles sont arrivées en Europe dans les années 1990.

Il s’agit de liquides à base d’alcool contenant également un agent adoucissant et parfois un antiseptique. Elles permettent une désinfection ponctuelle des mains, sans avoir besoin de les rincer, mais n’ont pas d’action nettoyante. Leur efficacité dépend du type d’alcool utilisé, de sa concentration et de la présence éventuelle d’un antiseptique. Certains conditionnements en petites bouteilles les rendent faciles à transporter.

Ces produits sont à utiliser sur des mains sèches d’apparence propre (sans souillure visible). Pour une utilisation optimale, il est important de respecter un temps de friction d’au moins trente secondes (jusqu’à l’obtention de mains sèches) et de frictionner toute la surface des mains, y compris les ongles et l’espace entre les doigts.

Pour limiter le risque d’irritation, lié à l’action desséchante de l’alcool, il est conseillé de ne pas appliquer de solution hydro-alcoolique sur des mains mouillées ou lésées. L’utilisation de solutions hydro-alcooliques est déconseillée chez les nourrissons et jeunes enfants.

4. Sciences et histoire

Qu’est ce que l’épidémiologie ?

L’épidémiologie est l’étude, au sein de populations (humaines, animales, voire végétales), de la fréquence et la répartition des problèmes de santé dans le temps et dans l'espace, ainsi que le rôle des facteurs qui les déterminent. Initialement centrée sur l’étude des maladies infectieuses, et en particulier sur celle des épidémies, l’épidémiologie s’est intéressée à partir des années 1950 à d’autres domaines, en particulier celui des cancers ou encore des maladies cardio-vasculaires. Ces études ont pour but l’amélioration de la prévention des problèmes de santé publique.

Connaissez-vous le John Snow original

John Snow (1813-1858) est considéré comme le père de l’épidémiologie moderne. Ce médecin, fut célèbre pour avoir étudié la propagation de l’épidémie de choléra à Londres en 1854. Pour rechercher la source de l’épidémie de choléra, il réalisa une carte de Londres en représentant la densité des cas (aujourd’hui on dirait l’incidence) sur plusieurs périodes. Cette méthode lui permit de remarquer que les cas se concentraient autour d’une pompe à eau à Broad Street dans le district de Soho. Bien que l’origine microbienne du choléra lui fut inconnue, John Snow, avait déterminé l’origine hydrique de la maladie et spéculé sur la manière d’enrailler ces épidémies dévastatrices. 

Pourquoi la grippe espagnole s'appelle-t-elle ainsi ?

Nous avons tous déjà entendu parler de la grippe espagnole... Mais pourquoi l'appelle-t-on ainsi, et quelle fut exactement cette maladie ?

La grippe espagnole fut une pandémie de grippe qui sévit en 1918-1919. Elle toucha environ  1 milliard de personnes (la moitié de la population mondiale de l’époque) et fit entre 20 et 40 millions de victimes dans le monde, dont plus de 400 000 en France. Elle fit plus de victime que la première guerre mondiale (9 millions) et serait la pandémie la plus mortelle de l’histoire dans un aussi court laps de temps.

Cette épidémie serait apparue en février 1918 en Chine (à Canton), puis aurait gagné les camps militaires aux Etats-Unis, et aurait suivi l’armée américaine en Europe. Deux ou trois vagues se sont succédées, le transport du virus étant facilité par les transports par bateau et par rail, ainsi que par le transport des troupes.

Le nom de grippe espagnole semble venir du fait qu’en 1918, seule l’Espagne (qui n’était pas impliquée dans la première guerre mondiale) publia librement des informations relatives à cette épidémie, notamment après que le roi Alphonse XIII d'Espagne en soit tombé gravement malade. A cette époque, les journaux français parlaient de la grippe espagnole, qui faisait des ravages en Espagne, sans mentionner l’existence de cas en France, pour ne pas que l’ennemi sache que l’armée française était affaiblie.

Le virus en cause fut un virus grippal de type H1N1, suffisamment différent des virus grippaux qui circulaient à cette époque pour que la population ne possède aucune immunité. Ses caractéristiques furent une contagiosité très forte, un taux de mortalité élevé (principalement par complications bactériennes), et une forte mortalité chez les jeunes adultes (20-40 ans).

Parmi les victimes célèbres de cette maladie figurent Guillaume Apollinaire (poète français), Edmond Rostand (dramaturge français) ou encore Rodrigues Alves (président du Brésil).

Depuis quand pouvons-nous nous moucher dans des mouchoirs en papier jetables ?

L’utilisation du mouchoir est très ancienne, ses prémices remontant à l’Antiquité gréco-romaine. Il s’agit à cette époque d’un objet permettant de s’éponger le front. Pour se moucher, les personnes utilisent leurs doigts, ou un pan de leur vêtement. Il faut attendre la Renaissance pour qu’en occident les classes sociales favorisées commencent à utiliser un mouchoir pour se moucher.

Le mouchoir en papier quant à lui n’apparaît qu’en 1924, quand l’entreprise américaine Kimberly-Clark commercialise pour la première fois le Kleenex. Le nom de cette marque déposée, maintenant entré dans le langage courant, provient d’une déformation de « clean up » (nettoyer), ces morceaux de cellulose étant initialement destinés au démaquillage. En 1926, un sondage est réalisé auprès des utilisateurs de Kleenex, et met en évidence que 60% d’entre eux les utilisent pour se moucher !

En 1928, la même entreprise invente la boîte de mouchoir avec ouverture prédécoupée sur le dessus, et en 1932, ce sont encore les Kleenex qui sont vendus pour la première fois sous forme de paquets. En France, les premiers Kleenex ne sont mis en vente qu’en 1960. Aujourd’hui, 20 milliards de Kleenex sont vendus chaque année en France.

5. Langage

Comment éternue-t-on dans les autres langues ?

En français, l’onomatopée relative à l’éternuement est Atchoum, mais qu’en est-il dans les autres pays ? En Europe, les allemands font Hatschi, les britanniques Achoo, les espagnols Achís, les italiens Etciú, les néerlandais Hatsjoe, les portugais Atchim ou Atchô, et les suédois Atjoo. En s’éloignant un peu, les russes font Apchkhi, les chinois Ah-ti, les thaï Hud-chei. Quant aux japonais, ils éternuent au son de Hakushon. Tout cela est finalement assez proche. A vos souhaits !

Que dit-on à quelqu'un qui éternue, dans les autres langues ?

Dans les pays anglophones, la réponse habituelle à quelqu’un qui éternue est (God) bless you, c’est-à-dire Que Dieu vous bénisse. Moins fréquemment, les anglophones peuvent également dire Gesundheit, comme les allemands. Dans les autres langues, la plupart des expressions font référence à une bonne santé ou à une longue vie, bien que quelques expressions fassent également référence à Dieu.

En Europe, les expressions utilisées par les allemands (Gesundheit), les suisses (Santé), et les italiens (Salute) se traduisent par Santé. Les portugais utilisent plusieurs expressions : Santinho(Petit Saint), Saúde (A votre Santé), Deus te salve (Que Dieu te sauve), Viva (Longue vie à toi), Deus te abafe (Que Dieu te mette une couverture). Les espagnols disent Salud (Santé) au premier éternuement, Dinero (Argent) au deuxième, et Amor (Amour) au troisième !

Dans le reste du monde, nous pouvons retrouver les expressions suivantes :

  • En Mongolie : Burkhan örshöö (Que Dieu vous pardonne) ;
  • En Géorgie : l’expression utilisée peut être traduite par Santé ou Un million de dollars (en référence à une croyance selon laquelle on perd de l’argent quand on éternue), ce à quoi la personne qui a éternué peut répondre Un demi (une perte d’un demi million de dollars seulement !) ;
  • En Islande, selon une vieille coutume il est possible de se voir répondre successivement, quand on éternue trois fois : Guð hjálpi þér (Que Dieu vous aide), Styrki þig (Vous renforce), Og styðji (Et vous soutienne) ;
  • Au Népal : Chiranjivi (Puissiez-vous vivre longtemps) ;
  • En Turquie : Çok Yaşa (Vivez longtemps), ce à quoi la personne qui a éternué répond Sen De Gör (J’espère que vous le verrez), ou Hep Beraber (Tous ensemble).

Enfin, les plus optimistes sont les chinois, qui peuvent répondre Yì bǎi suì si vous éternuez, c’est-à-dire Puissiez-vous vivre cent ans. Voilà qui donnerait presque envie d’aller éternuer en Chine !

Pourquoi est-il d’usage de ponctuer un éternuement par un « à vos souhaits » ?

L'origine de cette pratique est obscure, mais il y a des hypothèses. Dans l’Antiquité, l’éternuement était souvent associé à la maladie et au mauvais sort. Certaines personnes croyaient que l’âme pouvait quitter le corps pendant l’éternuement. D’autres disaient que l’éternuement était provoqué par l’expulsion d’un démon hors du corps.

Parfois l’éternuement était aussi vu comme un signe de chance. Les Grecs pensaient par exemple que le fait d’éternuer révélait la présence d’un esprit divin, auquel on pouvait adresser des voeux.

L’expression « à tes souhaits » a donc plusieurs origines possibles : prodiguer des souhaits de bonne santé, protéger la personne du mauvais sort, ou encore féliciter la personne chanceuse qui éternue.

D'où provient l'expression avoir un chat dans la gorge ?

Il semblerait que cette expression proviennent du mot maton, qui au XIe siècle désignait le lait caillé, ou les grumeaux de ce lait. Par extension, ce mot a ensuite été utilisé pour désigner un amas de poils, de laine ou de fibre de papier pouvant obstruer des orifices. Lorsque quelqu’un était enroué et avait des glaires dans la gorge, on pouvait dire par analogie qu’il avait un maton dans la gorge. Par confusion, ou par jeu de mot, il y eut ensuite un glissement de maton à matou, puis de matou à chat, pour arriver à l’expression populaire avoir un chat dans la gorge.

Le mot maton n’est plus utilisé en français dans ce sens. En revanche, dans la langue parlée québécoise, qui conserve souvent des mots d’ancien français, nous pouvons noter que l'on emploie couramment le terme motton pour désigner des grumeaux.

De leur côté, les allemands, les anglais, les belges, les espagnols et les hollandais disent avoir une grenouille dans la gorge. Les brésiliens et les italiens parlent d’un crapaud dans la gorge, tandis que les mauriciens ont avalé la queue d’un chat.

D'où provient l'expression avoir un rhume carabiné ?

Il semblerait que cette expression soit née au XVIe siècle, et fasse référence aux carabins, des soldats de cavalerie légère armés d'une carabine. Les interventions de ces soldats étaient violentes, imprévisibles et rapides. Ils menaient un assaut vers les lignes ennemies, puis regagnaient vite leur position, sans attendre la riposte. Par extension, le terme « carabiné » a par la suite été utilisé pour désigner de violentes bourrasques (un « vent carabiné »), puis les rhumes violents survenant sans prévenir.

D'où provient l'expression prendre quelqu'un ou quelque chose en grippe ?

Au XIVe siècle, le terme grippe désignait une sorte de griffe, de harpon, permettant d’accrocher des objets. Ce mot a donné le verbe gripper, qui avait le sens de freiner ou empoigner  (utilisé de nos jours en mécanique), et le verbe agripper. A la même époque, la grippe désignait également, par extension, un caprice qui nous saisissait au hasard, d’où l’expression prendre quelqu’un en grippe pour désigner une subite aversion, comme si on attrapait la personne sans raison. Au XVIIe siècle, un homme de grippe était un personnage lunatique, pouvant changer soudainement d’humeur.

Ce n’est qu’au XVIIIe siècle que le terme grippe se mit à désigner la maladie.

6. Vie pratique

Comment s'empêcher d'éternuer ?

L’éternuement est provoqué par un mouvement subit des muscles expirateurs (entre autres le diaphragme et les muscles de côtes), en raison d’une irritation des muqueuses nasales, ou de leur mise en contact avec un corps étranger. Il s’agit donc avant tout d’un mécanisme de défense, qui permet de nettoyer le nez de ses impuretés, en évitant qu’elles passent dans les poumons. 

Si vous êtes dans un lieu silencieux et qu’éternuer vous semble inopportun, il est toujours possible d’essayer de vous empêcher d’éternuer à l’aide d’un des remèdes populaires suivants :

  • Presser son palais avec sa langue sur la plus grande surface possible ;
  • Maintenir les yeux ouverts ;
  • Fermer les yeux et poser ses doigts dessus ;
  • Se pincer l’arrête du nez ;
  • Retenir sa respiration ;
  • Avaler sa salive de façon répétée jusqu’à ce que la sensation d’éternuement disparaisse ;
  • Poser son doigt sous son nez.

Comment réagir si vous cassez un thermomètre à mercure ?

Le thermomètre à mercure fut inventé par Daniel Gabriel Fahrenheit en 1717. Au XXe siècle, il fut très largement utilisé, notamment en tant que thermomètre médical. Les vapeurs de mercure étant toxiques, la vente de thermomètres médicaux à mercure destinés à mesurer la température interne de l’homme fut interdite en France en 1998, en Suisse quelque années plus tard (2014). Il reste cependant beaucoup de thermomètres à mercure encore en circulation…

Comment savoir si votre thermomètre est à mercure ? Le mercure est un métal gris argenté, liquide à température ambiante, qui se divise en billes qui roulent facilement au sol. Les thermomètres qui contiennent un liquide bleu ou rouge sont le plus souvent à base d’alcools ou d’hydrocarbures. Ceux qui contiennent un liquide gris métallique collant aux surfaces sont constitués d’un alliage, le Galinstan, qui remplace désormais le mercure. 

Le mercure étant toxique et polluant, les thermomètres à mercure dont vous voulez vous séparer ne doivent pas être jetés à la poubelle, mais déposés dans une pharmacie. Votre thermomètre à mercure s’est cassé ? Les petites billes de mercure doivent être ramassées en les faisant rouler sur une feuille de papier. Les morceaux restants peuvent être ramassés à l’aide de ruban adhésif. Il est préférable de porter des gants pour réaliser cette manipulation, puis de ventiler la pièce. Attention à ne pas utiliser d’aspirateur ou de balai pour ramasser le mercure (pour ne pas contaminer les équipements, et remettre en circulation les poussières dans l’air), et à ne pas jeter le mercure dans votre évier (le mercure s’accumule dans le siphon, et l’eau chaude peut ensuite générer des vapeurs). Les petites billes doivent ensuite être mises dans un petit récipient étanche et résistant (de préférence en plastique, jamais métallique), que vous déposerez dans une pharmacie. Les thermomètres médicaux contiennent peu de mercure (environ 0,1 mL), mais les thermomètres de cuisine et les baromètres en contiennent des quantités importantes. Le risque d’intoxication lié à leur bris est donc réel, notamment pour les enfants.

Le mot de la fin, à retenir pour les cruciverbistes et joueurs de Scrabble : l’intoxication par le mercure s’appelle l’hydrargie, ou hydrargyrisme.

Contenu adapté à partir de grippenet.fr